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tomette jaune

GALERIE MAUBERT

PARIS

Florent Maubert (Directeur) et Charles Rischard (Gallery Manager) ont créé la Galerie Maubert il y a 5 ans. Avec une formation académique dans les arts visuels et la danse contemporaine, ils ont choisi de confronter les médiums les plus divers afin de créer un dialogue entre les œuvres.

La galerie Maubert mène un travail de prospection orienté vers la jeune création contemporaine. Parmi ces artistes émergents, Sara Favriau bénéficie d’une exposition personnelle de 500 m² au Palais de Tokyo (Février->mai 2016). En 2015, Gabrielle Conilh de Beyssac et Adrien Couvrat ont exposé respectivement au Musée Picasso et à l’Institut du Monde Arabe. Ces jeunes artistes, découverts en premier lieu par la galerie, questionnent avant tout des thèmes qui jalonnent l’histoire de l’art et deviennent les fondements de nos sociétés contemporaines : la perception, l’étude des formes, la matière, l’espace, l’interstice, la trace tout en s’appuyant sur leurs recherches autour des réseaux, humains et sociétaux, l’architecture et le paysage. Ces artistes sont accompagnés intellectuellement, financièrement et surtout humainement au plus proche par l’équipe de la galerie.

La Galerie Maubert propose le travail croisé des plasticiens Nicolas Muller (né en 1983) et de Nicolas Daubanes (né en 1983). Issus de pratiques très différentes du dessin, les deux artistes se rejoignent dans une dissection du medium liée à des processus créatifs rigoureux s’impliquant tour à tour dans la liberté et la contrainte.

Nicolas Muller rejoue sans cesse le duel entre l’autorité de la ligne et la liberté du geste. Une forme libre – abstraite ou évoquant un objet, un être en croissance (un arbre par exemple) -, est contraint par une forme plus rigoureuse : un ensemble de lignes abstraites par exemple, pouvant nous rappeler des objets du quotidiens : tuteurs, poteaux, barreaux de prison… Le geste spontané, expressif, révolté, comme la trace humaine d’un corps et d’un esprit libre, à l’intérieur du cadre raisonné, normé résonne avec une pensée politique concernée par la gestion du paysage et de l’espace social. L’affrontement, la superposition, la confrontation de l’explosion du trait fait face à la rigueur et l’inertie du linéaire, au rappel à la règle.

Accumulant les résidences immersives dans les prisons, Nicolas Daubanes investit des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et ses formes sociales. Dans ses dessins à la limaille de fer, il s’intéresse au moment combiné de la suspension et de la chute: il s’agit de voir, avant la ruine, l’élan vital. La limaille de fer renvoie aux barreaux des prisons, et par extension à l’évasion. Une matière fine et dangereuse, volatile, que l’artiste déploie pour Pareidolie dans un grand walldrawing éphémère ainsi que dans une suite de dessins confrontant l’artiste aux personnages «contemplateurs» de Piranèse. Il rend également la main aux détenus dans une série de livre dessinés : photographies recouvertes péniblement à la main d’encre noire (Livres noirs), ou bien carnet de dessins à l’encre sympathique (Beziers). Les sujets carcéraux apparaissent et disparaissent, tiraillés entre leur volonté d’exprimer leurs émotions et celle de s’abandonner à l’anonymat.


Artistes présentés par la galerie

 

NICOLAS DAUBANES
NICOLAS MULLER

 

 

Galerie Galerie Maubert
20 Rue Saint-Gilles, 75003 Paris
TEL / +33 01 44 78 01 79
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