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tomette jaune
Ilana SALAMA ORTAR

INVITÉ PAR LE COMITÉ DE SÉLÉCTION DE PARÉIDOLIE

Ilana Salama Ortar

Vit et travaille à Tel-Aviv, Francfort et Marseille.

Ilana Salama Ortar est née à Alexandrie en Égypte. Au début des années cinquante, sa famille doit quitter le pays, munie d’un simple laissez-passer. Ayant décidé d’immigrer en Israël, ils passent par le camp de transit Le Grand Arénas (connu comme le « Camp des Juifs ») près de Marseille. Cette expérience ainsi que son histoire familiale (sa famille descend de Juifs expulsés d’Espagne, qui ont erré en Europe avant de s’installer à Hébron en Palestine puis à Alexandrie) font qu’Ilana Salama Ortar a une sensibilité particulière pour les thèmes du déplacement, du déracinement, de la migration et de l’exil.

Ses projets artistiques (Civic Performance Art) sont des installations et des performances interculturelles qui traitent de transition, migration, mobilité et mémoire, principalement dans des situations de conflit (guerre, occupation, ghettoïsation de communautés dans l’espace urbain) et leurs conséquences sur les individus, les groupes, les villes et les paysages.

Expositions de l’artiste : New-York (The Drawing Centre), Paris (École nationale supérieure des beaux-arts de Paris), Marseille (Capitale européenne de la Culture, MP13), Lyon (Biennale d’art contemporain), Jérusalem (exposition individuelle au Musée d’Israël) et Tel-Aviv (exposition individuelle au Musée d’art de Tel-Aviv), entre autres.

Collections : ses œuvres se trouvent au Métropolitain Museum of Art, au Guggenheim Museum of Art et au Brooklyn Museum of Art à New-York, au Museum of Fine Arts à Houston, Texas, au Stedelijk Museum à Amsterdam, au Den Haag Gemeente Museum à La Haye, à l’Israël Museum à Jérusalem et au Tel-Aviv Museum of Art.

Berlin Diary  (Photogrammes).

Le langage des Traces urbaines – le carnet intime d’Ilana Salama Ortar – continuent sa narration d’exploration des villes et cette fois ci a Berlin.

Le langage des Traces Urbaines, les dessins réalisés depuis 1987 jusqu’à nos jours,

est le support mental et linguistique de l’artiste. Elle explore, recouvre, et procède quotidiennement en créant des figures fragmentaires qui affleurent comme des vestiges, qui ont été dessinées par soustraction, par effacement, de la trame du quadrillage initial. Jacques Derrida a écrit : «J’admirais déjà, je vous l’avais dit, vos premiers Urban Traces. Aujourd’hui, je tombe en arrêt devant cette nouvelle série. En arrêt devant le mouvement pourtant, emporté sur place dans le tourbillon de cette cellule mélodique (une sorte de Zim-Zum qui n’engendre, couche sur couche, sur sa propre archive, non pas sa mémoire, mais la trace archivale de son effacement. »

Le photogramme est un travail d’intervention direct sur le papier et sur l’image dans la chambre noire, qui devient un laboratoire expérimental. La combinaison d’acide et de lumière agit sur le papier photographique, chaque page devenant une œuvre unique qui repart des images graphiques de Traces Urbaines en les reproduisant en négatif noir et blanc, et en dessin direct sur les nouvelles couches, pour accentuer précisément leur valeur d’image et redonner à l’artiste elle-même cette image – une nouvelle exubérance imaginaire.